vendredi 10 juin 2011

VE : ou en sont les Utilities ?

L’émergence du véhicule électrique a fait naître l’espoir auprès de nombreux acteurs d’une possible recomposition de la chaîne de valeur de la mobilité et d’une véritable rupture dans le secteur de l’énergie. Ainsi constructeurs automobiles, équipementiers, électro-techniciens, acteurs des télécoms, entreprises de services aux collectivités locales et start-ups s’interrogent sur le rôle qu’ils peuvent jouer dans ce nouveau processus de création de valeur. Le cabinet de conseil E-Cube a étudié cette évolution en interrogeant une vingtaine de managers de majors (électriciens-gaziers, distributeurs d’électricité, autres Utilities) et d’acteurs locaux présents en Allemagne et en France. Voici les principaux résultats de l’étude : 

Si dans ces deux pays, la plupart des Utilities ont misé sur le développement du VE, leurs investissements restent encore limités et fortement dépendants des actions gouvernementales concernant le subventionnement de la filière. Des attentes fortes sont exprimées pour que les pouvoirs publics confirment leur soutien au développement de la filière industrielle et technologique, clarifient les questions de financement des infrastructures et d’une manière générale, renforcent leur rôle de chef de projet en matière de mobilité électrique. Ces éléments conditionneront la confiance des Utilities dans le développement de la filière et contribueront à renforcer leur implication ainsi que les décisions d’investissement à venir. 


Pour la plupart des Utilities interrogées, le développement du VE est encore perçu avant tout comme une opportunité de renforcer ou de développer leurs relations avec les collectivités locales en se positionnant en quasi assistance à maîtrise d’ouvrage sur le déploiement d’une   « politique VE ». En revanche, peu d’entre elles perçoivent l’émergence du VE comme une possible rupture et ce notamment compte tenu de la taille estimée du marché de la fourniture d’énergie associé.


Par ailleurs, l’émergence des nouveaux usages liés à la mobilité électrique devrait constituer un vecteur d’innovation considérable en termes tarifaires. Une multiplicité d’offres devrait en toute vraisemblance voir le jour prochainement : forfait énergie seule, kilométrique, illimité, sous contrainte d’usage, prépayé, prix aukilomètre parcouru... Le VE pourrait ainsi constituer pour les Utilities la première expérience significative d’une facturation liée à l’économie d’usage, une nouvelle forme pou rl’électricité généralisable à terme aux autres usages domestiques.

http://www.e-cube.com
 

jeudi 9 juin 2011

La chasse aux idées reçues. France inter

La Chronique de Daniel Fievet, " la chasse aux idées reçues" est consacrée cette semaine à l'histoire de la voiture électrique. "La plus part d'entre nous est convaincue que l'histoire de l'automobile, la vraie, commence avec la voiture à essence, et que la voiture électrique est une idée relativement récente. C'est faux" 

Ecoutez la chronique radio

 

mercredi 8 juin 2011

Programme Source London

Avec aujourd’hui 150 bornes de recharge, la capitale britannique entend élargir son réseau de points de charge de véhicules électriques, et atteindre 1 150 bornes d’ici à 2013, un nombre supérieur à celui des stations essence.De nombreux plans d'implantation de bornes de recharge électrique se mettent en place dans les grandes capitales européennes : Amsterdam, Madrid, Paris ou Stockholm. Londres et son programme Source London en font également partie. 
Le programme Source London lancé par le maire de Londres, Boris Johnson, a pour objectif de faciliter le rechargement des transports londoniens fonctionnant à l’électricité et inciter les citadins à  opter pour des transports alternatifs propres. Pour en savoir plus consultez le site de la mobilité durable. 

mardi 7 juin 2011

Voitures vertes pour l’administration américaine

Le Président Américain Barack Obama vient de publier une note précisant que les différents services de l’administration américaine devront acheter exclusivement des voitures fonctionnant aux énergies alternatives (hybride, électrique, gaz, biocarburant…) pour équiper leurs flottes à partir de 2016. Ceci afin de contribuer à l’objectif de réduction d’un tiers la consommation pétrolière à l’horizon 2020.Par ailleurs, l’administration américaine lance un projet pilote afin d’intégrer des véhicules électriques au sein de sa flotte. Au total, une centaine de voitures électriques seront achetées et réparties parmi 20 agences gouvernementales parmi lesquelles le Département de l’Energie.

lundi 6 juin 2011

Les consommateurs prêts à adopter les véhicules électriques

Selon une nouvelle étude publiée par Accenture, la majorité des consommateurs seraient prêts à envisager l’acquisition d’un modèle électrique ou hybride rechargeable. Menée auprès de plus de 7.000 personnes à travers 13 pays, les résultats de l’étude indiquent que 60 % des consommateurs (42% de français) seraient prêts à envisager un modèle électrique rechargeable lors de l’achat de leur prochain véhicule. 68 % estiment même cet achat probable (45 %) voire certain (23 %) au cours des trois années à venir. Les Chinois sont de loin les plus enthousiastes, avec une proportion de 96 % d’achat probable ou certain dans les trois ans.Pour 85 % des sondés, les véhicules tout-électriques n’offrent pas suffisamment d’autonomie pour couvrir leurs déplacements et 83 % citent l’insuffisance d’infrastructures de charge et 70 % la durée de recharge excessive.De fait, seuls 29 % des automobilistes seraient prêts à franchir le pas du véhicule tout électrique, 71 % préférant un modèle hybride qui passe en motorisation essence ou diesel une fois la batterie déchargée.

mercredi 1 juin 2011

Pollution aux particules.L'Union Européenne assigne la France en justice

La Commission européenne poursuit la France devant la Cour de justice pour non-respect des valeurs limites de qualité de l'air applicables aux particules en suspension connues sous le nom de PM10 et dont le parc automobile diesel est fortement responsable La France n'a pas pris à ce jour de mesures efficaces pour remédier au problème des émissions excessives de ce type de particules dans plusieurs zones du pays estime l'Union Européenne dans une communiqué qui assigne la France devant la cour de justice de l'UE. La législation fixe des valeurs limites d'exposition concernant à la fois la concentration annuelle (40 mug/m2) et la concentration quotidienne (50 mug/m2). Cette dernière valeur ne doit pas être dépassée plus de 35 fois au cours d'une même année civile.L'augmentation des taux de particules fines dans l'air est facteur de risques sanitaires (maladies cardiovasculaires, altération des fonctions pulmonaires, cancer du poumon et diminution de l'espérance de vie).